Édition du Mercredi 31 janvier 2007

Le pétrole ne pardonne pas

Cours de la bourse du Venezuela

Le marché boursier du Venezuela a grimpé de 156% l'an dernier, mais ne comptez pas sur un "bis" cette année. Il est en baisse de 30% par rapport à son plus haut de janvier, suite au projet du président Hugo Chavez de re-nationaliser un certain nombre d'entreprises cotées.

Cette décision est venue s'ajouter à la création, il y a quelques mois, d'"entreprises mixtes" dans le secteur du pétrole, visant à augmenter la somme de pétrodollars conservée par le Venezuela : "Les entreprises transnationales deviennent tout simplement nos associées, avec une participation de 40% au maximum, contre 60% pour nous, et nous leur donnerons le bénéfice correspondant à leur pourcentage", expliquait Chavez en avril dernier. Autant de mesures qui ont fini par effaroucher les investisseurs potentiels dans le pays -- et la sanction n'a pas tardé à tomber.

Tout cela sert de rappel : dans les régions du globe où les institutions légales et politiques sont douteuses, rien ne garantit que l'Etat ne décide pas de changer les règles du tout au tout... et du jour au lendemain. Et dans un pays producteur de pétrole, les cours de Bourse ne sont pas les seuls affectés : le prix de l'or noir est le premier à se ressentir de décisions politiques cavalières.

Pour en savoir plus...

L'approvisionnement pétrolier de l'Occident est un sujet de plus en plus brûlant -- pour des raisons géopolitiques comme celles évoquée ci-dessus... mais également pour des raisons purement et simplement géologiques.

En fait, un véritable séisme énergétique pourrait mettre fin pour toujours à l'ère du pétrole bon marché, effaçant plus de 150 ans de prospérité occidentale et oblitérant la richesse de millions d'investisseurs quasiment du jour au lendemain.

Vous n'êtes pas obligé d'en souffrir, au contraire : de beaux profits sont à la clé si vous vous positionnez sur les bonnes entreprises. Tout est expliqué ici...